Le Graal, objet mystérieux dont personne ne connait les effets exacts ni la forme ; mais objet de quêtes.

En informatique, la recherche du Graal est constante. Parfois, on croit l'avoir trouvé ; souvent, il ne s'agit que d'un bon outil. Dans cette série d'article, dont le premier en est aujourd'hui l'introduction, je vais passer en revu des outils informatiques qui, s'ils sont de bons outils, ne sont pas des Graals. Si je les associe à ce symbole, c'est qu'ils ont été, ou sont encore, pris pour tels.

Que mets-je dans cette catégorie ? Des outils qui font leur apparition, génèrent du bruit, entrainent des formations, des changements dans une production, d'avis, des gens qui ne jurent plus que par ça, des antagonismes, des résistances et parfois, au final, un rejet de l'outil par déception.

Heureusement, après ce rejet et l'enthousiasme calmé, une étude plus rigoureuse permet de le réhabiliter et de le prendre pour ce qu'était ce faux Graal : un très bon outil.

Pour prendre une métaphore, prenez la découverte du tournevis. Le tournevis permet de... visser et dévisser. Mais il permet aussi d'enfoncer un clou (au prix d'une usure du manche prématurée), de décoller de la tapisserie (au prix d'un peu de patience), d'ouvrir un pot de peinture (en faisant attention à ses doigts), de peindre (au prix d'un peu d'imagination),... Mais il ne sert jamais aussi bien qu'à visser et dévisser le type de vis pour lequel il est conçu.

Des tournevis informatiques sont parfois pris pour des marteaux et c'est ce dont je vais parler.