Le Parisien Pressé klaxonne au moment exact du passage au vert du feu tricolore, même lorsqu'il est vingtième dans la file d'attente.

Le Parisien Pressé traverse au rouge pour piéton et s'étonne de voir arriver des voitures.

Le Parisien Pressé dévale quatre à quatre les marches de l'escalier roulant, bousculant tout le monde sur son passage, pour attraper ce métro qu'il entend tout là bas.

Le Parisien Pressé se retrouve faisant les cents pas sur le quai, la rame qu'il entendait était celle de la ligne d'en face.

Le Parisien Pressé montre qu'il l'est ; il s'exprime sous la forme de claquements de langue ou de soupirs d'exaspération et a oublié son vocabulaire simple de politesse.

Le Parisien Pressé a des cousins dans beaucoup de grandes villes, mais reste incontesté dans sa discipline.

Le Parisien Pressé brigue sans cesse le titre de Parisien Efficace, mais n'obtient que celui de Parisien Stressé.

Billet inspiré par cette personne croisée dans la rue, marchant de concert avec son amie à vive allure et dont j'ai pu saisir cette phrase : « c'est marrant quand même, dès que je suis à Paris, je me mets à courir ».