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Tag - rer

Jeudi 26 février 2009

Communiquer un petit peu mieux

Suite au démarrage de la campagne contre les retards de la RATP, la SNCF, sur le réseau Francilien, s'y est mis aussi.

Ainsi, un matin sur le quai, j'entends un message qui dit en substance : bloquer les portes au moment du départ, c'est peut-être aider une personne, mais c'est en retarder des milliers. Je préfère nettement le ton de cette annonce à ceux assénés par la RATP qui ont le goût de lois absolument et universelles (comme : "retenir les portes, c'est retenir le train", "1 seconde de retard pour le train = du retard sur toute la ligne").

De même, j'aime assez l'affiche de la SNCF montrant une silhouette stylisée retenant les portes et le message : "vous aimez les trains à l'heure ? Ne les mettez pas en retard."

Le ton est bien différent. La phrase s'adresse à l'usager sur le ton de l'explication. Peut-être tout simplement que l'ajout de verbes dans les phrases SNCF les rendent moins sèches, moins irrespectueuses du destinataire du message.

Mais avoir des phrases plus sympathiques n'empêche pas les soucis d'une ligne. Ainsi le matin où je découvrais cette phrase, répétée trois fois le temps que mon train arrive et ré-entendue lorsque l'on repartait d'une gare un peu plus loin, la rame dans laquelle j'étais s'est arrêtée... une minute... deux minutes.

Message du conducteur rappelant que descendre sur les voies était une mauvaise idée et qu'il ne savait pas vraiment pourquoi nous étions arrêté mais qu'il nous le ferait savoir. Un peu plus tard, le train redémarre. Le conducteur nous annonce qu'un signal d'alarme avait été tiré. Ah ! Les fameux usagers. On leur explique, mais ils mettent en retard les trains quand même.

Puis, deux stations plus loin, le train s'arrête à nouveau. Le conducteur (un autre) nous informe qu'il y a un problème technique sur le train qui nous précède. Ah ! Les fameux usagers. Ah non, pas là.

Le soir, au retour, à nouveau un problème technique.

Bizarrement, les jours suivants, le message répété en zone SNCF à propos du blocage des portes n'était plus diffusé. Mais toujours pas de message qui dirait quelque chose comme "La SNCF et la RATP s'efforcent chaque jour et conjointement de garder en état le matériel pour éviter les problèmes techniques. Merci de votre patience et de votre compréhension".

Jeudi 12 février 2009

Comment ne pas communiquer sereinement

Avant hier, en montant dans mon RER, je constate l'apparition sur les portes de bulles façon bande dessinée. Opération post-festival d'Angoulême ? Je lis. Non, visiblement, campagne de la RATP sur le thème de l'utilisation correct d'un train. Du moins le pensais-je.

En fait, il s'agit d'une partie de [campagne sur la ponctualité]. Malheureusement, je ne l'ai compris qu'en lisant cet article qui pointe vers le précédent. Il semblerait que plusieurs actions soient entreprises, et c'est une bonne chose.

L'erreur, c'est que de tout cet affichage et ces expositions, la seule action qui dépasse, celle qu'on ne peut manquer car affichée en gros caractères sur les portes des trains, c'est celle qui informe le passager que si les trains sont en retard, c'est de sa faute.

Ce ne dit pas qu'il est en partie responsable, ça ne joue pas sur la responsabilité, ça énonce sous forme d'axiomes (1 seconde perdue en gare, c'est du retard sur toute la ligne par exemple) que si l'usagé ne faisaient pas de bêtise, il n'y aurait pas de problème.

Si le thème est compréhensible, la forme est malvenue. Nulle part n'est fait référence à la campagne dans son ensemble sur cet affichage. Et j'ai pu voir, depuis mon train, les couleurs de l'affiche sur un quai, à un endroit peu mis en avant et certainement invisible à ceux qui s'élancent depuis les escalators pour se jeter in-extremis dans le train qui leur fait face.

J'en ai parlé un peu autour de moi, et ça ne loupe pas : la campagne est mal perçue. Allez, ça ne fait que deux jours, il est temps de rectifier le tir.


Je réalise du coup que l'annonce qui a fait sourire les passagers lundi soir s'inscrivaient dans cette campagne. L'annonce ? En stationnement, le conducteur nous a gentiment averti que le départ du train était prévu pour dans une minute vingt secondes.

Dommage, le lendemain au même endroit, le conducteur annonçait qu'il attendait son remplaçant qui était dans le train venant dans l'autre sens et qui avait... vingt minutes de retard. On n'a pas eu droit à la précision à la seconde. Ni à l'explication du message puisque notre train est parti peu de temps après.


Il y a des efforts dans la communication, c'est indéniable et je les salue, ce n'est pas encore tout à fait ça.

Lundi 27 octobre 2008

Je me suis fait croquer

Ce matin, dans le train m'amenant au boulot, un jeune homme se met en face de moi puis, quelques instants après, sort un cahier de croquis. Cette activité pour un voyageur ne fait pas partie des plus courantes, je lève donc un sourcil curieux. Quelques mots sont jetés sur une des pages que je ne cherche pas à lire. L'autre page est vierge.

Je retourne à mon livre.

Une station plus tard, je jette, tout en tournant une page, un regard vers le cahier. Celui-ci est à présent parcouru par un feutre qui, d'après les mouvements, est en train de faire un croquis. Je me recale un peu, façon peu discrète pour jeter un coup d'oeil. C'est encore très brouillon et je ne distingue rien, d'autant plus que le dessinateur relève légèrement le cahier ; façon peu discrète de cacher ce que l'on fait.

J'esquisse un sourire : si ça se trouve, je suis le sujet du croquis.

Je replonge dans mon livre.

Entre les paragraphes, je jette un regard. Les formes se précises et je reconnais le front dégarni, les cheveux en arrière sur le dessus de la tête, la tête penché qui mettent les yeux au dessus des verres des lunettes et surtout, cette position du bras qui fait que le poing remonte la joue.

En effet, c'est moi. Dans la position de lecture appuyé contre la fenêtre, lorsque le croqueur a pris place dans la rame quelques stations plus tôt. Je ne peux juger à l'envers de la ressemblance exact, mais la pose, l'allure général y est.

L'homme referme le cahier et sort.

Sentiment étrange que d'être couché sur papier, spontanément et sans permission par un inconnu. Mais demander la permission, si cela avait été plus poli, aurait fait perdre à ma pose cette spontanéité. L'inconnu lui-même savait qu'il pouvait gêner, sa volonté de toujours mettre son travail hors de mes yeux le trahissait.

Mais au final, je ne suis pas mécontent. J'aurais été agacé si j'avais été pris en photo. Ici, le croquis me représente sans être exactement moi. Et cette façon de croquer spontanément est un exercice chez le dessinateur que j'admire un peu.

Un collègue m'avait, il y a quelques années, dessiné de profil en quelques traits. Une évocation de ma personne devant son ordinateur. Je ne sais pas si j'ai encore le dessin, mais j'avais trouvé cela amusant.

Si un jour par un hasard extraordinaire, l'inconnu croqueur venait à passer par cette page, j'aimerais qu'il contente ma part narcissique et m'envoie une copie du dessin.

Jeudi 14 décembre 2006

Un autre jour de grêve

Ces jours de grêves, les lignes sont bien vides. Sur ce réseau où en temps normal le trafic est tel que la plupart des annonces sonores sont inaudibles pour cause de train qui passe au même moment, on se croirait presque sur une petite ligne de campagne.

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Mercredi 13 décembre 2006

Jour de grêve SNCF

Un jour de grêve, c'est souvent un jour où l'on va passer plus de temps que d'habitude sur les quais. C'est aussi un jour où les trajets sont différents.

Pour moi qui prend le RER A pour traverser Paris, un jour de grêve, c'est un jour de suspension de l'interconnexion à Nanterre Préfecture. Le RER A des branches Cergy et Poissy (à l'ouest de Paris) change en effet du réseau SNCF au réseau RATP (et vice-versa) dans cette gare. Au passage, la rame change de conducteur et de tension.

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