Mokona Guu Center

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Général

Jeudi 3 décembre 2009

Pourquoi les maths ? Pour Layton bien sûr !

C'est au collège que j'ai entendu pour la première fois cette question d'élève : à quoi servent les maths ? Il est vrai qu'après une étude très pratique des outils mathématiques dans le primaire, le collège enseigne des outils plus abstraits et que si certains enseignants arrivent à ancrer ces outils dans la pratique, certains oublient complètement cet aspect.

J'ai entendu ensuite cette question plusieurs fois par ans et ce jusqu'au lycée. Les réponses des enseignants variaient et souvent n'étaient pas satisfaisantes, même pour moi qui me plaisait dans la manipulation des outils mathématiques.

Depuis que les jeux vidéo de la série Professeur Layton sont sortis, une réponse est simple : pourquoi les mathématiques ? Mais pour jouer à Layton bien sûr !

Dans le Professeur Layton (deux jeux sortis à ce jour en France), le joueur est amené à résoudre des énigmes : logique, calcul, observation,... Il est aussi essentiel d'être attentif à l'énoncé du problème, quelques pièges y étant glissés.

Les mathématiques de Layton, s'ils sont artificiels par rapport à l'histoire qui se déroule dans le jeu, sont néanmoins graphiques et tangibles dans la plupart des cas. On peut manipuler des objets, essayer des choses à tâtons. Quelques types d'énigmes reviennent, chaque fois dans une forme un peu plus complexe, et le joueur peut profiter de ce qu'il a appris des formes plus simples pour résoudre le problème plus directement. Des explications sur la résolution et sur les probables errements du joueur sont donnés à la fin d'une énigme ou avec des indices que l'on peut demander (en échange d'une perte de points).

Peut-être que Layton peut faire aimer les maths à quelqu'un qui se pose la question de leur utilité.

Puis l'on pourra introduire le fait que, plus que de résoudre les énigmes de Layton, les mathématiques servent à construire ces énigmes. Avis aux futurs créateurs de jeu...

Vendredi 4 septembre 2009

Fin de chanson coupée

Il est toujours amusant (et parfois agaçant) de constater le fonctionnement de notre cerveau. Il y a un peu moins de 20 ans, un ami me faisait une copie sur cassette audio de deux albums. Malheureusement, aucun des deux ne tenaient directement sur une face de la cassette et il avait donc fait ce qui était classique à ce moment là : un réarrangement des pistes pour que cela rentre au mieux.

Et c'est ainsi que j'avais l'habitude d'entendre, à la fin de Somewhere In Time le morceau "The Evil That Men Do" de l'album Seventh Son of a Seventh Son. Malheureusement, même comme cela, la fin de la piste était coupée avec un son un peu étrange, une distorsion du son due probablement au passage de la partie magnétique à la partie non magnétique.

Et pendant quelques temps, je n'ai jamais entendu la fin du morceau.

Puis, n'en déplaise à ceux qui pensent que lorsque l'on copie de la musique, on ne l'achètera jamais, j'ai acheté le CD de l'album Seventh Son of a Seventh Son. J'ai pu découvrir la fin du morceau (quelques mesures en fait). Je me souviens que ça m'avait un peu perturbé.

Le côté amusant, c'est que donc, près de 20 ans après, lorsque j'écoute ce titre (car j'écoute toujours cet album de temps en temps) je suis toujours perturbé au moment où la cassette se coupait. Mon cerveau anticipe que la musique va se couper, j'entends même presque la distorsion mais... la musique continue.

Étrange sensation.

Jeudi 21 mai 2009

Mise en ligne du nouveau site

Après une tentative de décoration il y a quelques temps maintenant qui au final ne me plaisait pas, j'ai décidé de repartir sur un thème complètement différent.

J'ai aussi unifié les deux parties du site en une. En effet, mettre à jour deux CMS suivant ce dont je parlais devenait lourd à gérer. De plus, la séparation entre les deux parties n'était pas clair, ni pour les visiteurs, ni pour moi.

Cela faisait un bout de temps que je lorgnais sur Dotclear 2 qui semblait correspondre à mes besoins. Après une installation locale pour faire un test de migration et constatant que cela me convenait, voici aujourd'hui le nouveau Mokona Guu Center en version Dotclear 2 et dans de nouveaux habits.

Lundi 2 février 2009

Bonne année 2009

Ayant complètement oublié de laisser un petit message le premier janvier, j'en laisse un le deux février... Bonne année !

Lundi 27 octobre 2008

Je me suis fait croquer

Ce matin, dans le train m'amenant au boulot, un jeune homme se met en face de moi puis, quelques instants après, sort un cahier de croquis. Cette activité pour un voyageur ne fait pas partie des plus courantes, je lève donc un sourcil curieux. Quelques mots sont jetés sur une des pages que je ne cherche pas à lire. L'autre page est vierge.

Je retourne à mon livre.

Une station plus tard, je jette, tout en tournant une page, un regard vers le cahier. Celui-ci est à présent parcouru par un feutre qui, d'après les mouvements, est en train de faire un croquis. Je me recale un peu, façon peu discrète pour jeter un coup d'oeil. C'est encore très brouillon et je ne distingue rien, d'autant plus que le dessinateur relève légèrement le cahier ; façon peu discrète de cacher ce que l'on fait.

J'esquisse un sourire : si ça se trouve, je suis le sujet du croquis.

Je replonge dans mon livre.

Entre les paragraphes, je jette un regard. Les formes se précises et je reconnais le front dégarni, les cheveux en arrière sur le dessus de la tête, la tête penché qui mettent les yeux au dessus des verres des lunettes et surtout, cette position du bras qui fait que le poing remonte la joue.

En effet, c'est moi. Dans la position de lecture appuyé contre la fenêtre, lorsque le croqueur a pris place dans la rame quelques stations plus tôt. Je ne peux juger à l'envers de la ressemblance exact, mais la pose, l'allure général y est.

L'homme referme le cahier et sort.

Sentiment étrange que d'être couché sur papier, spontanément et sans permission par un inconnu. Mais demander la permission, si cela avait été plus poli, aurait fait perdre à ma pose cette spontanéité. L'inconnu lui-même savait qu'il pouvait gêner, sa volonté de toujours mettre son travail hors de mes yeux le trahissait.

Mais au final, je ne suis pas mécontent. J'aurais été agacé si j'avais été pris en photo. Ici, le croquis me représente sans être exactement moi. Et cette façon de croquer spontanément est un exercice chez le dessinateur que j'admire un peu.

Un collègue m'avait, il y a quelques années, dessiné de profil en quelques traits. Une évocation de ma personne devant son ordinateur. Je ne sais pas si j'ai encore le dessin, mais j'avais trouvé cela amusant.

Si un jour par un hasard extraordinaire, l'inconnu croqueur venait à passer par cette page, j'aimerais qu'il contente ma part narcissique et m'envoie une copie du dessin.

- page 1 de 10