Les aventures de Mokona au pays des chonchons

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mercredi 31 mai 2006

Podcast et apprentissage

Les podcasts ne sont maintenant plus un phénomène nouveau. Je n'avais par contre jusqu'à peu trouvé aucune occasion d'en écouter. Mais il y a peu, tof me dirigeait vers ChinesePod.com duquel je suis allé sur JapanesePod101.com.

Après l'écoute d'un ou deux épisodes sur chacun des sites, je suis conquis. L'un va m'aider à réviser mon japonais et l'autre va peut-être me permettre enfin de passer la première étape d'apprentissage du chinois mandarin.

La formule est alléchante : les podcasts sont gratuits, et les supports de cours et les services avancés payants. Assiste-t-on à la naissance d'une nouvelle forme d'enseignement ? Internet est déjà une source d'information et d'auto-formation à travers les nombreux sites proposant des cours écrits dans divers formats. Cependant, si certaines matières peuvent s'enseigner avec un support écrit uniquement, d'autres nécessitent absolument une support audio.

Certains sites proposant de l'apprentissage de langue proposaient déjà des support audio, sous la forme de petit fichier pour faire entendre la prononciation. Cela m'a toujours déçu. Avec ces deux podcasts, une étape est franchie : un professeur, ou plus généralement une équipe de deux ou trois personnes, donnent en dix minutes un cours vivant.

Aux podcast s'ajoutent quelques videocasts.

Comme nous sommes sur Internet, à côté de ces deux podcasts, qui sont professionnels, on peut trouver aussi des initiatives personnelles. Ainsi i日本語 (i-japonais) propose des cours de japonais amusants, instructifs avec des digressions sur le dialecte d'Osaka.

J'avais trouvé une page qui débutait un répertoire de ces podcasts, malheureusement, un crash disque très peu de temps après a empêché l'adresse d'être sauvegardée et je ne la trouve plus. Si quelqu'un voit de quoi il s'agit, j'aimerais bien la retrouver.

Ces initiatives sont balbutiantes. Même si ChinesePod a dépassé les 220 leçons (dont les archives sont chargeables par BitTorrent), le nombre de ces sites est encore assez restreint et je n'ai pour le moment rien trouvé en français. Espérons que le phénomène se développe. Dans le blog de ChinesePod, Ken Caroll pointe un article et commente que dans le futur, on pourrait voir apparaître des « stars » de l'enseignement, enseignant à des amphi virtuels de miliers de personnes. Si cela peut faire peur, il ne faut pas oublier que l'enseignement accompagné, en petits groupes ou individuels, est tout aussi nécessaire.

Ce que je souhaite aussi, c'est que, pour peu que cette forme d'enseignement apparaisse et soit vraiment intéressante, un enseignement public soit aussi disponible. Quand on voit la difficulté, lors des débats sur la loi DADVSI à l'assemblée, à s'accorder sur les modalités (le principe semblait partagé) d'une plateforme publique d'accès à la culture musicale et cinématographique, on est en droit de se dire qu'il y a du chemin à parcourir !

Les plus pessimistes d'entre nous peuvent déjà imaginer les problèmes d'accusation de plagiat, des procès entre écoles, la création de mega centres d'apprentssage et bien d'autres choses.

Sur ce, comme diraient les professeurs de JapanesePod.com : またね!

Ajout : merci à Tof, qui répond à ma question, le site est Babel Pod.

dimanche 28 mai 2006

Intrusion

Ce week-end, quelques petits malins désoeuvrés ont prit du plaisir (du moins je l'espère) à passer par une faille du CMS Plume, que j'utilise pour mon site, afin d'aller mettre leur nom sur divers sites du serveur que j'utilise.

Passons sur l'intérêt de la chose.

Par contre, l'attaque m'a permis, après analyse des logs, d'aller chercher le script qu'ils utilisent. Le script car sur cinq attaquants répertoriés, les cinq scripts utilisés étaient les mêmes. J'ai installé ça chez moi et j'ai pu l'utiliser sur mon serveur de test. Le script est bien fait, il n'y a pas à dire. Une espèce de couteau suisse de l'intrusion.

Mais l'ennui est bien là : tous les attaquants ont utilisé le même script qui, globalement, fait tout ce qu'il y a à faire. Clic, je récupère ceci, clic, je fais ce dégat là, clic, je mets tel fichier ici. Pas besoin de beaucoup de connaissances pour l'utiliser.

Ce que j'en retiens, c'est qu'avec deux problèmes de sécurité depuis février 2006, je vais sérieusement réfléchir au bien fondé de continuer à utiliser Plume.

lundi 15 mai 2006

Impots, réseau et systèmes « alternatifs »

Que de progrès sur le site des impots ! Tous les ans depuis que cela m'est possible, je déclare mes revenus sur le net. Obtenr un accusé de réception me rassure. Mais jusqu'à maintenant, cela restait souvent du domaine de l'exploit : déclaration commencée avec un navigateur et terminée avec un autre par soucis de compatibilité, chargement d'une applet Java un peu intrusive et voulant s'enregistrer sur le disque, certificat venant s'installer dans un répertoire à lui... Ça marchait, c'était pratique, mais pas forcément simple.

En recevant en début d'année un mail me demandant de renouveler mon certificat car le système avait changé, je me suis demandé ce qu'ils avaient amélioré. Je suis allé créer un nouveau certificat et déjà, je remarque deux grosses différences : c'est rapide et le certificat est géré par le navigateur comme mes autres certificats.

J'en profitais pour naviguer un peu sur le site dans les fichiers d'aide. Tout n'était pas à jour et les informations fiscales et guides d'utilisation du site n'étaient pas tous à jour. Je relèvais tout de même une grosse nouveauté : en cas de changement de situation de famille, les revenus en lignes pouvaient être utilisés, contrairement aux années précédentes. Chic ! C'est mon cas et je craignais de devoir ressortir le stylo et les timbres.

Viens le moment de la déclaration. J'apprécie immédiatement le baromètre qui indique l'affluence sur le site. L'aide est claire, j'en refais un petit tour rapide pour voir si rien n'a changé. Puis j'ouvre le lien « Un doute sur la configuration de votre ordinateur ? ». Et là, bonheur : Linux est enfin supporté officiellement, les versions de Windows supportées remontent à 95, celles de MacOS-X jusqu'à la version 9. IE, Mozilla, Firefox, Safari,... il y a le choix.

Alors je dis bravo. Bravo pour le soucis de couvrir la compatibilité avec tous ces cas, le soucis de ne pas forcer l'utilisation des outils dominants, mais de s'occuper des autres.

Reste un petit défaut : le nom de certaines rubriques sur le réseau ne correspondent pas aux noms des rubriques de ma déclaration papier. Ce n'est cependant pas difficile à s'y retrouver.

mercredi 3 mai 2006

Vous avez demandé les renseignements

Il y a peu, je me demandais quel était le marché potentiel ou réel des numéros de renseignements pour qu'autant de publicité soit faite. Les quelques publicités bien visibles étant basées sur le martelage plutôt que sur la présentation du service proposé, je suppose que le service est connu et utilisé et qu'il s'agit surtout de faire rentrer dans nos crânes de consommateurs les nouveaux numéros.

Et ça marche. Je n'ai jamais utilisé les renseignements et n'aurai probablement pas le reflexe de les utiliser dans le futur, mais je connais quelques numéros. Pire, ces numéros nous envahissent complètement.

Dans le TGV, il y a peu, à l'aller. Derrière moi, une petite fille et sa grand-mère. Soudain, la petite fille se met à chanter une publicité des 118 ! Heureusement, ce n'était pas du goût de sa grand-mère.

Au retour du même déplacement, un papa et son nourisson. Un papa attentif pendant tout le trajet, occupant son bébé avec des jeux de papa. Soudain, alors qu'il le tenait par les bras pour l'entraîner à être debout et que le bébé se met (comme beaucoup de bébés) à danser, le papa accompagne cette danse d'une musique d'un autre 118, « paroles » comprises.

Argh.